La route du Danube entre Vienne et Belgrade
La route du Danube entre Vienne et Belgrade, si elle n'offre pas des paysages aussi pittoresques qu'en amont de Vienne, laisse tout de même voir de beaux points sur le fleuve que l'on traverse, je ne sais plus combien de fois. Par contre, sur de longs tronçons, on ne voit pas le Danube et parfois, on s'en éloigne de plusieurs kilomètres. En Slovaquie et en Hongrie, une partie non négligeable du trajet passe sur les digues du Danube. Il faut savoir en effet que ce fleuve, étant sujet à des crues importantes, est endigué de part et d'autre de son parcours. Si cela donne des parcours paisibles sans avoir à se soucier de la circulation automobile, tout en profitant du paysage et du calme environnant, une certaine monotonie finit par s'installer, les digues s'étirant souvent sur plusieurs kilomètres en ligne droite. Et parfois, il faut rouler sur un revêtement rugueux, sinon très cahoteux, qui met à rude épreuve, non seulement le vélo, mais aussi les fesses, le cou et le dos du pédaleur. Par contre d'autres segments de la route du Danube empruntent souvent de petites routes locales paisibles et en excellent état. Cela permet de passer dans des villages fort agréables.
La signalisation spécifique à la route du Danube est généralement bien indiquée. J'ai écrit «généralement», car elle est parfois absente à des intersections cruciales. À cet égard, il est essentiel de se procurer un bon guide de la route du Danube à vélo et ne pas hésiter à demander son chemin aux gens autour de soi.
En Croatie et en Serbie, il faut oublier les pistes cyclables qui, sauf le long
du Danube à Belgrade, sont à peu près inexistantes. Tout se fait sur la route avec les automobiles. Heureusement, le parcours suit souvent des routes régionales moins fréquentées.
La pratique du vélo dans les Balkans
À partir de Belgrade et au sud du Danube, il n'y a plus aucun aménagement spécifique pour le vélo. On est alors entièrement dépendant des cartes routières traditionnelles qui deviennent alors indispensables. De plus, comme la région est montagneuse et que les routes locales qui les traversent peuvent être extrêmement pénibles pour un cycliste, il vaut parfois mieux faire un détour par une route un peu plus fréquentée ou moins directe, mais qui passe par une vallée. On sauve ainsi du temps. Un autre bon choix: les routes qui longent une voie ferrée. Les montées, bien que plus longues, sont plus faciles.
La pratique du vélo en Turquie
En dehors d'Istanbul, la pratique du vélo s'est révélée facile, puisque la route était toujours en excellent état et dotée d'un large accotement sécuritaire. La signalisation est toujours très claire et ne vous laisse jamais tomber. À Istanbul, c'est une tout autre chose. Je n'hésiterais pas à qualifier la métropole turque d'inhospitalière pour les cyclistes. Si vous choisissez de séjourner plusieurs jours à Istanbul, remisez votre vélo et utilisez plutôt les transports en commun. Le tramway, moderne et efficace, vous mènera vers les principaux points d'intérêt d'Istanbul. Un conseil pour les restos: éloignez-vous un peu du pont de Galata où vous ne trouverez que des pièges à touristes. Vous paierez ainsi moins cher tout en mangeant mieux.
Le vélo comme moyen de socialiser
La pratique du vélo dans les pays visités, notamment dans les Balkans et en Turquie, permet d'établir facilement des contacts avec les citoyens de la place et les passants. C'est particulièrement vrai en Serbie où, dans beaucoup de villages, les gens venaient spontanément à notre rencontre pour faire connaissance. Ce pays a constitué la partie la plus agréable du voyage à cet égard.
La barrière des langues
Ce n'est pas vrai qu'on peut toujours se débrouiller en anglais dans tous les pays et en toute circonstance. En dehors des grands centres urbains, les gens ne parlent souvent que la langue locale. Dans les petites villes, même les hôteliers ou les restaurateurs ne parlent pas toujours l'anglais. Il faut alors déployer tous ses talents en communication non verbale. Dans bien des régions, l'allemand est bien plus répandu comme langue seconde que l'anglais.
En conclusion
Pédaler entre Vienne et Istanbul permet de traverser des pays offrant des paysages variés. Si la première moitié de voyage se fait en terrain plutôt plat, le reste du trajet permet de traverser de beaux paysages de montagnes. Et, je ne sais si les dieux étaient avec nous, mais avec près de 2000 kilomètres parcourus pendant un peu plus de quatre semaines, la pluie ne nous a jamais empêché de rouler. Nous avons seulement eu droit à un gros orage de plus de deux heures à Plovdiv en Bulgarie, mais c'était en soirée. Oui, je pense que nous avons été chanceux.
Un voyage de cyclotourisme le long du Danube et à travers les Balkans, que vous pouvez suivre en direct.
jeudi 4 octobre 2012
mardi 2 octobre 2012
Les derniers préparatifs
La journée a débuté par la préparation des vélos pour leur transport en avion demain. Il s'agit essentiellement d'enlever les pédales, de tourner le guidon en le mettant parallèle au cadre du vélo, de dégonfler les pneus et de mettre les vélos dans un sac de plastique.
Ensuite, retour au Grand Bazar, question de voir s'il n'y a pas quelque découverte à y faire. Magasiner au Grand Bazar n'est pas facile pour qui n'a pas l'habitude du marchandage. Aucun prix n'est affiché. Il vous faut absolument demander au vendeur qui fait tout pour vous retenir sur les lieux. Dès que vous regardez quelque chose plus de deux secondes, on vous interpelle pour entrer dans l'établissement. On vous propose un objet pour 240 lires turques et, si vous faites mine de quitter les lieux, le même objet vous est offert à 100 lires turques. J'imagine que l'on s'habitue rapidement à ce jeu de négociation et à cette façon de commercer.
Au retour vers l'hôtel, je me suis dit que je passais peut-être pour la dernière fois sur cette fameuse rue dont les trottoirs sont accaparés par les boutiques de quincailliers. Très pittoresque. Comment ai-je pu résister à l'achat d'une perceuse ou d'un siège de toilette.
Même si le voyage se termine demain, restez quand même branchés. Je publierai un dernier message après le retour au pays, jeudi le 4 octobre.
Ensuite, retour au Grand Bazar, question de voir s'il n'y a pas quelque découverte à y faire. Magasiner au Grand Bazar n'est pas facile pour qui n'a pas l'habitude du marchandage. Aucun prix n'est affiché. Il vous faut absolument demander au vendeur qui fait tout pour vous retenir sur les lieux. Dès que vous regardez quelque chose plus de deux secondes, on vous interpelle pour entrer dans l'établissement. On vous propose un objet pour 240 lires turques et, si vous faites mine de quitter les lieux, le même objet vous est offert à 100 lires turques. J'imagine que l'on s'habitue rapidement à ce jeu de négociation et à cette façon de commercer.
Au retour vers l'hôtel, je me suis dit que je passais peut-être pour la dernière fois sur cette fameuse rue dont les trottoirs sont accaparés par les boutiques de quincailliers. Très pittoresque. Comment ai-je pu résister à l'achat d'une perceuse ou d'un siège de toilette.
Sur le trottoir tout près de notre hôtel |
Les articles de quincaillerie qui encombrent le trottoir |
Même si le voyage se termine demain, restez quand même branchés. Je publierai un dernier message après le retour au pays, jeudi le 4 octobre.
lundi 1 octobre 2012
Üsküdar
Bien que la partie asiatique d'Istanbul présente peu d'attraits d'intérêt touristique, je tenais quand même à y mettre les pieds, ne serait-ce que pour apprécier la vue qu'on y a de la vieille ville. Julien et moi nous sommes donc dirigés vers le traversier en partance pour Üsküdar, un quartier d'Istanbul situé sur la rive asiatique du Bosphore. Nous en avons profité pour y dîner en regardant passer les bateaux. Une grosse circulation maritime, beaucoup de cargos de toutes sortes. Curieusement, ils se dirigent tous vers la mer Noire. Je n'en ai vu aucun en revenir. Peut-être font-ils cela en cachette la nuit. Comme je le soupçonnais, on a une belle vue de la vieille ville, notamment de Sainte-Sophie, que l'on voit au loin.
Plus tôt dans la journée, Julien est allé au hamam, nom que l'on donne aux bains turcs. Il s'est fait baigner, savonner et masser, de façon parfois vigoureuse. Il en est revenu propre, détendu et, à ses dires, la peau plus douce.
Sur une terrasse d'Üsküdar |
Un navire de croisière sur le Bosphore |
Sainte-Sophie vue de Üsküdar |
Sur les rives du Bosphore à Üsküdar |
Plus tôt dans la journée, Julien est allé au hamam, nom que l'on donne aux bains turcs. Il s'est fait baigner, savonner et masser, de façon parfois vigoureuse. Il en est revenu propre, détendu et, à ses dires, la peau plus douce.
dimanche 30 septembre 2012
Topkapı
La journée a été consacrée à la visite du Palais de Topkapı. Ce palais était celui des sultans qui ont régné sur l'empire ottoman au fil des siècles. Le palais est situé à un endroit privilégié d'Istanbul. De là, on a une magnifique vue sur la mer de Marmara, la Corne d'Or, le Bosphore et la partie asiatique d'Istanbul. Le palais ayant été transformé en musée, on peut y visiter diverses expositions sur les vêtements d'apparat du sultan, les bijoux, les sabres. On y trouve aussi une importante section sur les reliques religieuses. On y trouve, entre autres choses, le bâton que Moïse a utilisé pour ouvrir la mer Rouge, le sabre de Mohamed, ainsi que des poils de sa barbe. On parle ici d'un musée religieux et non pas d'un musée d'histoire.
Ce qui m'a peut-être le plus impressionné, c'est l'architecture des lieux, une architecture qui laisse beaucoup de places aux espaces extérieurs, entre autres aux parcs de verdure et aux terrasses surplombant la mer. Plusieurs pavillons sont entièrement décorés de faïence, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Encore une journée chaude et ensoleillée. Comme c'est dimanche, les quincaillers ont fermé boutique. Les trottoirs sont donc moins encombrés autour de l'hôtel et on peut y marcher sans avoir à zigzaguer à travers les inventaires.
On commence un peu à s'habituer à circuler à pied à travers la circulation automobile. Il y a peu de règles ici. Les traverses de piétons sont rares et quand il y en a, le panneau ne semble avoir qu'une simple valeur de suggestion pour les automobilistes. Les piétons ont ici développé l'art de se faufiler dans le trafic automobile et de s'en sortir toujours vivant. Peut-être y arrivera-t-on.
Nous sommes allés souper dans un quartier près de Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue. On y trouve bon nombre de restaurants, mais aussi beaucoup de touristes. Les menus sont traduits en plusieurs langues, mais les traductions font parfois sourire. Ainsi, dans le restaurant de ce soir, il y avait des légumes en terre cuite au menu. Il semble que ce soit des légumes cuits dans une espèce de cocote qu'on met directement dans la flamme et que, par la suite, on ouvre en la cassant. Il faudra se faire expliquer. Pour ma part, j'ai opté pour la moussaka. Elle était bonne, mais celle de Richard est meilleure.
Ce qui m'a peut-être le plus impressionné, c'est l'architecture des lieux, une architecture qui laisse beaucoup de places aux espaces extérieurs, entre autres aux parcs de verdure et aux terrasses surplombant la mer. Plusieurs pavillons sont entièrement décorés de faïence, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Le bassin près du pavillon d'été au palais de Topkapı |
Les faïences du pavillon d'été |
Un spectacle pour les touristes |
On commence un peu à s'habituer à circuler à pied à travers la circulation automobile. Il y a peu de règles ici. Les traverses de piétons sont rares et quand il y en a, le panneau ne semble avoir qu'une simple valeur de suggestion pour les automobilistes. Les piétons ont ici développé l'art de se faufiler dans le trafic automobile et de s'en sortir toujours vivant. Peut-être y arrivera-t-on.
Nous sommes allés souper dans un quartier près de Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue. On y trouve bon nombre de restaurants, mais aussi beaucoup de touristes. Les menus sont traduits en plusieurs langues, mais les traductions font parfois sourire. Ainsi, dans le restaurant de ce soir, il y avait des légumes en terre cuite au menu. Il semble que ce soit des légumes cuits dans une espèce de cocote qu'on met directement dans la flamme et que, par la suite, on ouvre en la cassant. Il faudra se faire expliquer. Pour ma part, j'ai opté pour la moussaka. Elle était bonne, mais celle de Richard est meilleure.
samedi 29 septembre 2012
Le Bosphore
La tour de Galata est tout près de l'hôtel. Il suffit de monter une bonne côte et on y est. La tour est là depuis le VIe siècle. Elle a subi de multiples transformations depuis, mais elle servait essentiellement à surveiller toute activité susceptible de menacer la ville. Du haut de la tour, elle-même située sur une colline, on a une vue à 360 degrés d'Istanbul. Et, contrairement à ce que je croyais, pas besoin d'un gros effort physique pour monter au sommet. Un ascenseur vous amène tout en haut. Un peu après la visite, quelques rues plus, un chat, peut-être un cousin de celui de la gare rencontré hier, sommeillait paisiblement sur une moto.
Durant l'après-midi, nous nous sommes payés une petite croisière de deux heures sur le Bosphore. Très agréable. J'y ai vite constaté que les rives du Bosphore sont réservées aux gens riches d'Istanbul. Que de grands hôtels et, surtout, des résidences qui respirent l'opulence. Et c'est comme ça sur chaque rive sur, peut-être, vingt kilomètres.
Au sortir du bateau, c'était l'appel à la prière. Nous nous sommes donc précipités vers la mosquée, juste en face, de l'autre côté de la rue. Ce n'était pas la Mosquée bleue ni celle de Soliman, mais elle était quand même très belle. Ces mosquées, tout comme nos églises, sont d'excellents endroits de paix qui nous permettent momentanément d'oublier l'agitation urbaine, car Dieu sait qu'Istanbul est une ville agitée.
Vue de la Corne d'Or et du Bosphore à partir de la tour de Galata |
Des visiteurs en moyens |
La tour de Galata |
Un endroit comme un autre pour se reposer |
Sur les rives du Bosphore |
Sur les rives du Bosphore |
Istanbul vue du Bosphore |
Un des deux ponts qui relie l'Europe et l'Asie |
La prière à la mosquée |
vendredi 28 septembre 2012
Sainte-Sophie
Je ne crois pas que soient nombreux les visiteurs qui passent par Istanbul sans s'arrêter à Sainte-Sophie. Celle-ci a d'abord été une église et a été construite au VIe siècle par l'empereur Justinien. On n'a mis que cinq ans pour la construire. Après la chute de Constantinople, l'église est devenue une mosquée. Enfin, en 1935, Sainte-Sophie a perdu son statut de mosquée pour devenir un musée où la foule se presse.
Visiter Sainte-Sophie est fascinant. Penser que ce lieu a 1500 ans impressionne. L'appareil-photo ne réussit pas à rendre l'espace qui nous enveloppe. J'ai été particulièrement impressionné par les mosaïques.
Dès que l'on sort de Sainte-Sophie, on voit la Mosquée bleue juste devant nous. Contrairement à Sainte-Sophie, la Mosquée bleue est toujours une mosquée et, bien sûr, il faut retirer ses chaussures avant d'entrer. La mosquée doit son nom à la couleur des murs et des colonnes finement peintes. Elle est tout simplement magnifique.
J'ai tenu à faire un petit détour par la gare ferroviaire, point d'arrivée du célèbre Orient-Express. Je n'y ai trouvé qu'une petite gare peu achalandée sans le traditionnel tableau indicateur géant qui annonce les arrivées et les départs. Elle est tellement peu achalandée que les chats viennent y faire la sieste.
Alors qu'hier en fin de journée, nous sommes allés prendre une bière sur le toit-terrasse de l'hôtel (photo ci-dessous), nous avons opté aujourd'hui pour une terrasse le long du Bosphore.
Sainte-Sophie |
Sainte-Sophie |
Visiter Sainte-Sophie est fascinant. Penser que ce lieu a 1500 ans impressionne. L'appareil-photo ne réussit pas à rendre l'espace qui nous enveloppe. J'ai été particulièrement impressionné par les mosaïques.
Dès que l'on sort de Sainte-Sophie, on voit la Mosquée bleue juste devant nous. Contrairement à Sainte-Sophie, la Mosquée bleue est toujours une mosquée et, bien sûr, il faut retirer ses chaussures avant d'entrer. La mosquée doit son nom à la couleur des murs et des colonnes finement peintes. Elle est tout simplement magnifique.
La Mosquée bleue |
La Mosquée bleue |
La salle d'attente de la gare européenne d'Istanbul |
Cherchez l'erreur |
jeudi 27 septembre 2012
Bazars
J'ai terminé mon message d'hier par une photo prise de la fenêtre de la chambre montrant une mosquée de l'autre côté de la Corne d'Or, ce bras de mer qui sépare le quartier d'Istanbul où nous sommes installées, du quartier plus historique. Dans la légende, j'ai omis le nom de la mosquée puisque je l'ignorais alors. Je vous l'annonce maintenant, c'est le mosquée de Soliman le magnifique. J'ai donc corrigé la légende de la photo d'hier en conséquence.
Aujourd'hui était journée de bazars. Pour se rendre à ces incontournables d'Istanbul, il faut traverser le pont de Galata. Celui-ci est le lieu privilégié des pêcheurs du coin. Il y en a probablement plus d'une centaine. Une fois de l'autre côté. Nous avons commencé par le bazar égyptien qui comprend une multitude de petits commerces axés surtout sur la nourriture. Dans la partie extérieure, on y trouve beaucoup de poisson. Dans la partie intérieure, on vend des olives, des noix, des baklavas, des loukoums et des épices. Tout a l'air frais et appétissant, et ça sent bon.
Pour aller du bazar égyptien au grand bazar, il faut emprunter tout une série de petites rues piétonnes où il est facile de se perdre. Toutes ces petites rues sont bordées de commerces de tissus et de vêtements de toutes sortes, allant des gougounes (ou babouches) à la robe de mariée.
On arrive enfin au grand bazar. Il est immense et on y trouve de tout: vêtements, tapis, bijoux, lampes y trouvent leur place. Nous y avons cependant cherché en vain des cartes de la ville d'Istanbul. On peut aussi trouver à manger. Pour ma part, j'ai mangé un plat aux épinards garni d'une sauce au yogourt, elle-même arrosée d'huile d'olive. Délicieux. Pour compléter, baklava et çay, le thé turc. Évidemment, l'architecture des lieux donne tout son charme au grand bazar.
Comme on voit la mosquée de Soliman le magnifique à partir de notre fenêtre d'hôtel, nous avons donc privilégié celle-ci sur les autres mosquées pour aujourd'hui. Elle est tout aussi magnifique que le sultan qui lui a donné son nom.
Je ne vous ai pas parlé de la rue où est situé notre hôtel. C'est une drôle de rue où on ne retrouve que des quincailleries. Une centaine, peut-être de petites boutiques avec chacune leur spécialité: outils électriques, vis et boulons, matériaux de plomberie, articles de salle de bains, fil électrique, compresseurs, et j'en passe. Il y en a tellement qu'on a l'impression que notre hôtel est le seul établissement de la rue qui n'est pas une quincaillerie, sous une forme ou sous une autre. Ça fait une ambiance spéciale.
Aujourd'hui était journée de bazars. Pour se rendre à ces incontournables d'Istanbul, il faut traverser le pont de Galata. Celui-ci est le lieu privilégié des pêcheurs du coin. Il y en a probablement plus d'une centaine. Une fois de l'autre côté. Nous avons commencé par le bazar égyptien qui comprend une multitude de petits commerces axés surtout sur la nourriture. Dans la partie extérieure, on y trouve beaucoup de poisson. Dans la partie intérieure, on vend des olives, des noix, des baklavas, des loukoums et des épices. Tout a l'air frais et appétissant, et ça sent bon.
Pêcheurs sur le pont de Galata |
Le bazar égyptien: les olives |
Le bazar égyptien: les poissons |
Un corridor du bazar égyptien |
Le bazar égyptien: les épices |
Pour aller du bazar égyptien au grand bazar, il faut emprunter tout une série de petites rues piétonnes où il est facile de se perdre. Toutes ces petites rues sont bordées de commerces de tissus et de vêtements de toutes sortes, allant des gougounes (ou babouches) à la robe de mariée.
On arrive enfin au grand bazar. Il est immense et on y trouve de tout: vêtements, tapis, bijoux, lampes y trouvent leur place. Nous y avons cependant cherché en vain des cartes de la ville d'Istanbul. On peut aussi trouver à manger. Pour ma part, j'ai mangé un plat aux épinards garni d'une sauce au yogourt, elle-même arrosée d'huile d'olive. Délicieux. Pour compléter, baklava et çay, le thé turc. Évidemment, l'architecture des lieux donne tout son charme au grand bazar.
Une des portes d'entrée du grand bazar |
Un marchand de lampes au grand bazar |
Un des très nombreux corridors du grand bazar |
Comme on voit la mosquée de Soliman le magnifique à partir de notre fenêtre d'hôtel, nous avons donc privilégié celle-ci sur les autres mosquées pour aujourd'hui. Elle est tout aussi magnifique que le sultan qui lui a donné son nom.
L'intérieur de la mosquée de Soliman |
La mosquée de Soliman |
mercredi 26 septembre 2012
Entrer à Istanbul à vélo
Se rendre en plein centre d'Istanbul à vélo n'est pas une tâche de tout repos. Rien à voir avec une ballade le long du Danube. Ici, il faut composer avec une circulation automobile très dense et les conducteurs qui ne vous laissent aucune chance. Il faut avoir les yeux partout. Souvent, vous êtes arrêtés brusquement parce qu'une auto vous a coupé, ou un taxi décide sans avertir de s'immobiliser juste devant vous et de vous bloquer la voie. Il va sans dire que ça klaxonne à qui mieux mieux. Même les piétons sont de la partie et circulent n'importe où. Eux aussi peuvent venir vous couper le chemin. En fait, Istanbul était la destination finale de notre long parcours, mais cette ville n'est surtout pas une destination vélo. La pratique du vélo y est désagréable. En plus, il a fait aujourd'hui une chaleur suffocante.
Malgré, les difficultés rencontrés, malgré le fait que nous avons circulé en grande partie le long de voies rapides, le parcours nous a offert quelques bons points de vue le long de la mer de Marmara, un peu avant d'arriver dans les quartiers centraux d'Istanbul.
On s'est trouvé un bon hôtel,extrêmement bien situé. Ils nous ont offert une boisson aux fruits à notre arrivée. De la fenêtre de la chambre, on a une vue directe sur une des grandes mosquées. Les prochain jours seront consacrés à découvrir la ville à pied et les vélos seront remisés.
Malgré, les difficultés rencontrés, malgré le fait que nous avons circulé en grande partie le long de voies rapides, le parcours nous a offert quelques bons points de vue le long de la mer de Marmara, un peu avant d'arriver dans les quartiers centraux d'Istanbul.
La mer de Marmara à Istanbul |
Vue à partir de la fenêtre de la chambre d'hôtel: la mosquée de Soliman le magnifique |
mardi 25 septembre 2012
La mer de Marmara
Une autre journée de grosse chaleur par monts et par vaux. Nous nous sommes arrêtés pour dîner à Çorlu, dans un petit resto où vont les gens du quartier. Lorsque nous avons stationné nos vélos, tout le personnel est sorti pour nous regarder arriver et nous convier dans l'établissement. Ça a été un vrai repas turc avec du kefta, du riz à je ne sais trop quoi, peut-être au safran parce qu'il était jaune. Dans le troisième plat, c'était du foie avec des morceaux de pommes de terre et de piments. Julien, lui, avait pris un plat de légumineuses. C'était bon. À la fin du repas, au moment de payer, le propriétaire nous a versé de l'eau de rose sur les mains, question de les rincer. Il nous a aussi fait signe de nous en mettre sur le visage pour nous rafraîchir
Parlant nourriture, on voit beaucoup d'étals le long de la route. On y vend des courges de toutes les sortes, surtout des grosses courges oranges, un peu comme nos citrouilles, mais de forme plus allongées. Il y a aussi des melons, des tomates et du piment.
Depuis que nous sommes en Turquie, nous nous faisons klaxonner régulièrement et les automobilistes nous envoient la main. Ces klaxons amicaux sont beaucoup plus nombreux que les klaxons du genre «tasse-toi du chemin». On impressionne peut-être les gens car, ici, contrairement à l'Allemagne ou l'Autriche, par exemple, on ne voit presque jamais de gens à vélo pour le plaisir. On ne voit que des vieux vélos utilisés de façon strictement utilitaire dans les villages. D'ailleurs, les centres urbains avec leur circulation désordonnée et les nombreux piétons tout aussi désordonnés rendent la pratique du vélo un peu terrifiante. Il faut des nerfs d'acier.
Vers le milieu de l'après-midi, nous avons finalement vu apparaître devant nous la mer de Marmara. Enfin! Depuis que nous avons quitté le Danube à Belgrade, nous n'avons à peu près pas vu de plans d'eau dignes de ce nom. Quelques rivières, au mieux pas très grosses, au pire presque complètement asséchées. La proximité de la mer de Marmara a eu un effet bénéfique. L'air est plus frais, ou plutôt, moins chaud. J'ose espérer que ce sera encore le cas demain puisque nous devrions longer la mer.
Nous avons pris notre bière sur le bord de la mer au moment du coucher du soleil. C'était bien agréable.
Demain, si tout va comme prévu, nous serons à Istanbul. Ça devrait être notre dernière journée en cuissard et maillot.
Parlant nourriture, on voit beaucoup d'étals le long de la route. On y vend des courges de toutes les sortes, surtout des grosses courges oranges, un peu comme nos citrouilles, mais de forme plus allongées. Il y a aussi des melons, des tomates et du piment.
Étal de courges le long de la route |
Depuis que nous sommes en Turquie, nous nous faisons klaxonner régulièrement et les automobilistes nous envoient la main. Ces klaxons amicaux sont beaucoup plus nombreux que les klaxons du genre «tasse-toi du chemin». On impressionne peut-être les gens car, ici, contrairement à l'Allemagne ou l'Autriche, par exemple, on ne voit presque jamais de gens à vélo pour le plaisir. On ne voit que des vieux vélos utilisés de façon strictement utilitaire dans les villages. D'ailleurs, les centres urbains avec leur circulation désordonnée et les nombreux piétons tout aussi désordonnés rendent la pratique du vélo un peu terrifiante. Il faut des nerfs d'acier.
Vers le milieu de l'après-midi, nous avons finalement vu apparaître devant nous la mer de Marmara. Enfin! Depuis que nous avons quitté le Danube à Belgrade, nous n'avons à peu près pas vu de plans d'eau dignes de ce nom. Quelques rivières, au mieux pas très grosses, au pire presque complètement asséchées. La proximité de la mer de Marmara a eu un effet bénéfique. L'air est plus frais, ou plutôt, moins chaud. J'ose espérer que ce sera encore le cas demain puisque nous devrions longer la mer.
Nous avons pris notre bière sur le bord de la mer au moment du coucher du soleil. C'était bien agréable.
Une promenade le long de la mer à Silivri |
Coucher de soleil sur la mer de Marmara |
Demain, si tout va comme prévu, nous serons à Istanbul. Ça devrait être notre dernière journée en cuissard et maillot.
lundi 24 septembre 2012
Grosse chaleur
J'ai été réveillé ce matin, un peu avant 6 heures, par l'appel à la prière qui a retenti assez fort merci dans le quartier. Heureusement que j'avais fermé la fenêtre. J'imagine qu'on n'a pas vraiment besoin de radio-réveil dans le coin.
On observe des changements au buffet du petit déjeuner. Ce matin, il n'y avait pas de café, mais seulement du thé. Plusieurs sortes de miels, de yogourt et de fromage et une belle variété d'olives. Le jambon a disparu. On a aussi ajouté des pâtisseries, genre basbouza. Ça met son homme en forme pour la journée.
Depuis que nous avons quitté Edirne, nous avons roulé sur une grande route qui va par monts et par vaux à travers la campagne turque. C'est la campagne à 360 degrés jusqu'à l'horizon. Pas d'arbres, pas un point d'ombre. Il a fait 33 degrés cet après-midi. C'était très chaud et il fallait boire beaucoup d'eau.
Parlant d'eau, nous sommes désormais à l'eau de source, car les guides touristiques que j'ai consultés avant le départ déconseillent de boire l'eau du robinet en Turquie. Il n'y a pas de chance à prendre.
Aujourd'hui, nous logeons dans un hôtel resort avec piscine et tout. L'hôtel surplombe la ville de Lüleburgaz. Comme c'est lundi et qu'on est de plus en plus en dehors de la saison touristique, il y a peu de clients. Fait intéressant, il y a dans le hall un immense portrait de Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne. Je vois qu'on en est très fier ici. On soupe dans une immense salle à manger où nous sommes à peu près les seuls.
On observe des changements au buffet du petit déjeuner. Ce matin, il n'y avait pas de café, mais seulement du thé. Plusieurs sortes de miels, de yogourt et de fromage et une belle variété d'olives. Le jambon a disparu. On a aussi ajouté des pâtisseries, genre basbouza. Ça met son homme en forme pour la journée.
Depuis que nous avons quitté Edirne, nous avons roulé sur une grande route qui va par monts et par vaux à travers la campagne turque. C'est la campagne à 360 degrés jusqu'à l'horizon. Pas d'arbres, pas un point d'ombre. Il a fait 33 degrés cet après-midi. C'était très chaud et il fallait boire beaucoup d'eau.
Parlant d'eau, nous sommes désormais à l'eau de source, car les guides touristiques que j'ai consultés avant le départ déconseillent de boire l'eau du robinet en Turquie. Il n'y a pas de chance à prendre.
Aujourd'hui, nous logeons dans un hôtel resort avec piscine et tout. L'hôtel surplombe la ville de Lüleburgaz. Comme c'est lundi et qu'on est de plus en plus en dehors de la saison touristique, il y a peu de clients. Fait intéressant, il y a dans le hall un immense portrait de Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne. Je vois qu'on en est très fier ici. On soupe dans une immense salle à manger où nous sommes à peu près les seuls.
Mustafa Kemal Atatürk en bonne place dans le hall de l'hôtel |
La piscine de l'hôtel surplombant Lüleburgaz |
dimanche 23 septembre 2012
Bienvenue en Grèce, bienvenue en Turquie
Non vous ne rêvez pas. Nous avons bel et bien passé l'avant-midi en Grèce. Je vous explique pourquoi. Lorsque j'ai préparé le voyage, je prévoyais que l'on traverserait directement de la Bulgarie vers la Turquie. Mais voilà. Le tout dernier tronçon de route qui nous amène à la frontière est en fait une autoroute. De l'autre côté de la rivière, il y a une autre route plus tranquille et plus belle qui ne représente même pas un détour. Or, de l'autre côté de la rivière, c'est la Grèce. Voilà ce qui explique notre choix. Aujourd'hui, nous avons donc déjeuné en Bulgarie, mangé des slouvakis en Grèce pour dîner et soupé en Turquie.
L'entrée en Turquie a été moins simple que dans tous les autres pays visités jusqu'à maintenant. Il faut tout d'abord se présenter au guichet de la police où on nous indique qu'il faut se présenter au guichet voisin pour obtenir le visa. Il faut payer le visa en euros comptants. Ils n'ont pas de change. Il faut donc se présenter à la petite boutique hors taxes pour en obtenir, après quoi, on se présente à nouveau au guichet de la police pour payer. et voilà, le tour est joué. Ça a été un peu long, mais on peut entrer en Turquie.
Nous nous arrêtons à Edirne, pas très loin de la frontière, une ville d'environ 150 000 habitants. En arrivant devant l'hôtel, quelle n'est pas ma surprise lorsque je suis interpellé par un passant, à l'allure plus anglo-saxonne que turque, et qui à l'air encore plus surpris que moi. J'entends: «That's incredible!». C'est notre Australien que nous avions déjà croisé sur notre chemin mille kilomètres auparavant, d'abord en entrant à Budapest et, deux jours plus tard à environ 30 kilomètres de cette même ville, après en être sortis. Il est arrivé hier à Edirne et il a choisi le même petit hôtel que nous.
On voit beaucoup de minarets à Edirne, dont ceux de la mosquée de Sélim qu'il faut absolument visiter. Nous y sommes arrivés pendant l'heure de la prière. C'était encore plus impressionnant. Nous avons aussi visité la vielle mosquée. Elle est moins impressionnante, mais quand même très belle. Je n'ai pas pu y prendre de photos car il y faisait trop sombre.
J'aime bien l'ambiance d'Edirne, très animée, car les rues et les trottoirs sont remplis de monde. Mais curieusement, la ville est aussi très détendue et respire la joie de vivre, car on y retrouve plein de cafés où les gens prennent le temps de vivre. Je pense que je vais aimer la Turquie.
Une église orthodoxe grecque |
Nous nous arrêtons à Edirne, pas très loin de la frontière, une ville d'environ 150 000 habitants. En arrivant devant l'hôtel, quelle n'est pas ma surprise lorsque je suis interpellé par un passant, à l'allure plus anglo-saxonne que turque, et qui à l'air encore plus surpris que moi. J'entends: «That's incredible!». C'est notre Australien que nous avions déjà croisé sur notre chemin mille kilomètres auparavant, d'abord en entrant à Budapest et, deux jours plus tard à environ 30 kilomètres de cette même ville, après en être sortis. Il est arrivé hier à Edirne et il a choisi le même petit hôtel que nous.
On voit beaucoup de minarets à Edirne, dont ceux de la mosquée de Sélim qu'il faut absolument visiter. Nous y sommes arrivés pendant l'heure de la prière. C'était encore plus impressionnant. Nous avons aussi visité la vielle mosquée. Elle est moins impressionnante, mais quand même très belle. Je n'ai pas pu y prendre de photos car il y faisait trop sombre.
La mosquée de Sélim |
La mosquée de Sélim pendant la prière |
Une rue piétonne à Edirne |
J'aime bien l'ambiance d'Edirne, très animée, car les rues et les trottoirs sont remplis de monde. Mais curieusement, la ville est aussi très détendue et respire la joie de vivre, car on y retrouve plein de cafés où les gens prennent le temps de vivre. Je pense que je vais aimer la Turquie.
samedi 22 septembre 2012
L'alphabet cyrillique
Je ne vous ai pas encore parlé de l'alphabet cyrillique, alphabet utilisé aussi bien pour l'écriture du bulgare que du russe. Déjà en Serbie, il était présent, mais avec presque toujours une transcription en alphabet romain. Ça ne causait donc pas de problème. En Bulgarie, la transcription est souvent présente dans les indications routières, mais pas toujours. La lecture des caractères cyrilliques peut facilement porter à confusion. Ainsi, le C n'est pas un C, mais un S, le H n'est pas un H, mais un N, le X n'est pas un X, mais un H. Vous pensez peut-être que le N inversé a quelque chose à voir avec notre bonne lettre N. Eh bien, non. C'est un I. Heureusement avant de partir j'ai tenté de me familiariser avec l'alphabet cyrillique. Ça m'a beaucoup aidé. Je ne peux que recommander d'apprendre cet alphabet à quiconque souhaite voyager dans un endroit où il est utilisé. Ça permet d'identifier les noms des lieux et de mieux retrouver son chemin.
On approche tranquillement de la Turquie. Encore aujourd'hui, on a vu des indications routières pour Istanbul. D'ailleurs, lorsqu'on dit aux gens qu'on se dirige vers cette ville, ça n'impressionne plus comme on début du voyage. Ah bon! Istanbul.
Nous avons dîné dans un petit resto le long de la route, le genre d'endroit où vont les camionneurs, très nombreux par ici. Nous étions les deux seuls à ne pas être camionneurs. Il y a une petite terrasse extérieure qui donne sur le stationnement en mauvaise asphalte prévu pour les gros camions remorques. Un endroit très simple et, somme toute, sympathique, où il n'y a pas de menu. Aujourd'hui, c'était de la soupe au poulet. La télévision est branchée sur une station turque. Planet Turk, que ça s'appelle. Les camionneurs nous ont posé les questions habituelles: d'où? vers où? combien de temps? Il s'en est ajouté une nouvelle: quel âge? J'ai donné mon âge véritable, bien sûr.
Nous sommes aujourd'hui à Svilengrad, une petite ville avec un gros hôtel complètement disproportionné par rapport à la taille de l'endroit. De l'extérieur, l'hôtel a l'air bien. Mais l'intérieur est austère et vétuste. On dirait que le temps s'est arrêté depuis 40 ans. On se croirait dans un établissement dirigé par l'ancien état communiste. Au comptoir de la réception, la préposée en tailleur gris et à l'allure d'une ancienne directrice d'école est assise derrière un comptoir vitré et on ne peut lui parler que par un unique guichet comme dans les vieux bureaux de poste d'autrefois. Elle transcrit à la main pendant de longues minutes les informations contenues dans nos passeports. J'aperçois le vieux standard téléphonique, les fameux switch board d'autrefois, ces tableaux dans lesquels la téléphoniste insérait les fils pour établir la communication avec un département donné. J'aperçois aussi, un téléphone noir à cadran. Bien sûr, il faut payer à l'avance en argent comptant. Le hall d'entrée est vaste mais presque sans aucun meuble. Rien sur les murs. Un petit ascenseur avec porte à battant. C'est très différent de ce que j'ai vu jusqu'à maintenant en Bulgarie où tout est relativement au goût du jour.
Heureusement, Svilengrad n'est pas à l'image de l'hôtel. Une belle ambiance. Nous nous y permettons un petit 5 à 7, suivi d'un souper sur une terrasse et la vie est belle.
Istanbul se rapproche |
On approche tranquillement de la Turquie. Encore aujourd'hui, on a vu des indications routières pour Istanbul. D'ailleurs, lorsqu'on dit aux gens qu'on se dirige vers cette ville, ça n'impressionne plus comme on début du voyage. Ah bon! Istanbul.
Nous avons dîné dans un petit resto le long de la route, le genre d'endroit où vont les camionneurs, très nombreux par ici. Nous étions les deux seuls à ne pas être camionneurs. Il y a une petite terrasse extérieure qui donne sur le stationnement en mauvaise asphalte prévu pour les gros camions remorques. Un endroit très simple et, somme toute, sympathique, où il n'y a pas de menu. Aujourd'hui, c'était de la soupe au poulet. La télévision est branchée sur une station turque. Planet Turk, que ça s'appelle. Les camionneurs nous ont posé les questions habituelles: d'où? vers où? combien de temps? Il s'en est ajouté une nouvelle: quel âge? J'ai donné mon âge véritable, bien sûr.
Nous sommes aujourd'hui à Svilengrad, une petite ville avec un gros hôtel complètement disproportionné par rapport à la taille de l'endroit. De l'extérieur, l'hôtel a l'air bien. Mais l'intérieur est austère et vétuste. On dirait que le temps s'est arrêté depuis 40 ans. On se croirait dans un établissement dirigé par l'ancien état communiste. Au comptoir de la réception, la préposée en tailleur gris et à l'allure d'une ancienne directrice d'école est assise derrière un comptoir vitré et on ne peut lui parler que par un unique guichet comme dans les vieux bureaux de poste d'autrefois. Elle transcrit à la main pendant de longues minutes les informations contenues dans nos passeports. J'aperçois le vieux standard téléphonique, les fameux switch board d'autrefois, ces tableaux dans lesquels la téléphoniste insérait les fils pour établir la communication avec un département donné. J'aperçois aussi, un téléphone noir à cadran. Bien sûr, il faut payer à l'avance en argent comptant. Le hall d'entrée est vaste mais presque sans aucun meuble. Rien sur les murs. Un petit ascenseur avec porte à battant. C'est très différent de ce que j'ai vu jusqu'à maintenant en Bulgarie où tout est relativement au goût du jour.
Le très austère hôtel Svilena |
Petit 5 à 7 après 75 kilomètres de vélo |
vendredi 21 septembre 2012
Sortir de Plovdiv
Si sortir de Sofia, il y a deux jours n'a pas été de tout repos, sortir de Plovdiv a aussi représenté des difficultés. Nous avions pourtant demandé à la réceptionniste de l'hôtel de nous indiquer le chemin pour sortir de la ville en direction de Khaskovo. Eh bien, elle nous a donné une mauvaise indication. J'ai dû me rendre dans un supermarché, accoster une employée et lui demander le chemin. Avec gentillesse, celle-ci a pris une feuille et un crayon et m'a tracé le chemin. Un chemin pas simple, puisqu'il faut tourner plusieurs fois, traverser un pont (most en bulgare) et être certain d'être au bon carrefour. Les indications détaillées qu'elle m'a données nous ont permis de trouver le bon chemin.
La journée a été facile du point de vue de l'effort physique. Un bon vent de dos qui nous a poussé sans difficulté à presque 80 kilomètres plus à l'est. Une route malgré tout un peu ennuyante puisqu'elle va en ligne droite à travers champs. Une grosse circulation automobile. Il n'y a tout au plus que quelques villages et quelques commerces de poterie. Julien dit que par chez nous, on appellerait ça des jarres à bines.
Ce soir, nous séjournons dans la petite ville de Khaskovo. Une ville régionale d'un intérêt limité. Pendant que Julien prend sa douche, j'entends l'appel à la prière par la fenêtre. Il y a un minaret pas très loin. On approche de la Turquie, ça commence à paraître. Ensuite, une petite promenade dans la ville, notamment dans le marché où on trouve de superbes légumes, nous permet de mieux apprécier le quartier. Les aubergines mettent en appétit.
Nous logeons dans un hôtel trois étoiles, neuf et moderne. Le prix correspond à 51 euros, déjeuner inclus. Une autre aubaine.
La journée a été facile du point de vue de l'effort physique. Un bon vent de dos qui nous a poussé sans difficulté à presque 80 kilomètres plus à l'est. Une route malgré tout un peu ennuyante puisqu'elle va en ligne droite à travers champs. Une grosse circulation automobile. Il n'y a tout au plus que quelques villages et quelques commerces de poterie. Julien dit que par chez nous, on appellerait ça des jarres à bines.
Un charriot de poteries le long de la route |
Enfilade de charriots dans un commerce de poterie |
Ce soir, nous séjournons dans la petite ville de Khaskovo. Une ville régionale d'un intérêt limité. Pendant que Julien prend sa douche, j'entends l'appel à la prière par la fenêtre. Il y a un minaret pas très loin. On approche de la Turquie, ça commence à paraître. Ensuite, une petite promenade dans la ville, notamment dans le marché où on trouve de superbes légumes, nous permet de mieux apprécier le quartier. Les aubergines mettent en appétit.
L'appel à la prière |
Le marché de Khaskovo |
L'hôtel Diamond Plaza à Khaskovo |
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