Dans les montagnes de Serbie |
Dans les montagnes de Serbie |
À moins de prendre les routes locales, la circulation automobile est intense en Serbie. Comme il n'y a pas d'accotement, cela impose un certain niveau de stress. J'ai déjà parlé non pas des gaz, mais de la fumée d'échappement, souvent noire, des véhicules. Les Serbes conduisent de façon agressive et n'aiment pas patienter derrière un camion lent ou un vieux tracteur. Ils doublent à des endroits invraisemblables. C'est toujours un peu inquiétant de voir arriver une auto qui se dirige vers soi en roulant en gauche. Pour parer cette forte circulation automobile, on peut opter pour les routes locales. Mais alors là, il faut se préparer à des pentes plus raides, une chaussé atroce qui met la colonne vertébrale et les fesses à rude épreuve, et un parcours qui est loin d'être direct et qui peut vous faire faire bien des kilomètres de détours. Pour finir, il n'y a pas toujours d'indications sur les routes locales.
Hélas, si les panoramas sont agréables à regarder, il n'en est pas toujours de même lorsqu'on regarde plus près de soi aux abords des routes. Ici, tout le monde semble jeter ses déchets par la fenêtre de la voiture, de telle sorte qu'on en voit partout. On a même l'impression que certains viennent domper de pleins chargements d'ordures ménagères. On voit souvent des mini-dépotoires improvisés sur le bord des routes. Également, les abords des petites épiceries de village sont souvent jonchées de mégots de cigarettes et de bouteilles de bière vides.
Hier, j'ai vécu le jour de la marmotte. Dans un village, j'ai demandé les indications pour être certain de prendre le bon chemin. Car ici, les chemins locaux ont parfois l'allure d'entrées privées et on hésite à s'y engager. J'ai mal compris les indications données et nous nous sommes retrouvés à nouveau au village précédent. Sept ou huit kilomètres de côtes raides pour rien. Les gens de village étaient très surpris de nous voir revenir. Ils ont téléphoné au village suivant pour être certain que nous ne nous trompions pas.
La gentillesse des gens et la spontanéité avec laquelle ils viennent nous parler ou essaient de nous donner des indications est remarquable. On ne se sent pas un intrus en Serbie, bien au contraire. Je ne compte déjà plus le nombre de personnes avec qui j'ai échangé. À Umcari, le village du jour de la marmotte, nous étions entourés de quatre ou cinq personnes qui voulaient savoir d'où on venait, où nous allions et tout. Aujourd'hui, c'était un Italien sympathique qui s'était acheté un petit marché d'alimentation près d'ici à Kragujevac. Curieusement, pour nous comprendre, nous avons dû parler en allemand, car notre Italien ne parlait pas anglais. Oui, cette gentillesse des Serbes compense largement pour bien des déchets au sol.
Je devine ce que ça signifie les côtes: j'arrive d'un périple dans Charlevoix (en auto, moi) et je me suis permis des descentes assez raides (Port-au-Persil, Cap à l'Aigle, Cap aux Oies). Je n'aurais pas voulu les remonter à vélo.
RépondreSupprimerJe vous suis toujours avec intérêt. Merci pour les commentaires.
Normand